La respiration est vitale, normalement naturelle et inconsciente mais est-ce une raison pour ne pas s’exercer à l’améliorer ?

Avant tout, remarquons que la respiration comporte deux phases, l’inspiration et l’expiration, chacun ayant une fonction et des conséquences tant sur le système nerveux que l’oxygénation cellulaire.

Si le premier domaine est très connu depuis des années (voir la cohérence cardiaque par exemple), le second comporte encore beaucoup d’inconnu.

Le mécanisme musculaire

Il m’est souvent surprenant d’observer la répartition équilibrée des réponses des élèves lorsque je demande en début d’année, si le diaphragme descend ou monte à l’inspiration. Si près de la moitié des interrogés se trompe en répondant que le diaphragme monte, c’est que l’automatisme porte à imaginer un mouvement montant par expansion des poumons par le haut. Ce ressenti est accentué à la fois par une propension à une respiration claviculaire pour certains et le mouvement montant du thorax.

Si l’on observe en détail le mécanisme musculaire lors des deux phases respiratoires (par exemple sur l’animation de l’iCAP), à l’inspiration le nerf phrénique déclenche la contraction du diaphragme l’abaissant et entrainant l’entrée d’air par dépression puis son relâchement à l’expiration fait sortir l’air.

Pour soutenir l’absorption de l’oxygène et la libération du dioxyde de carbone, environ 5 à 8 litres d’air par minute sont inspirés et expirés par les poumons et environ 30 cl d’oxygène sont transférés des alvéoles dans le sang chaque minute.

Le rôle de la respiration

La fonction première du système respiratoire est de prendre l’oxygène et d’éliminer le dioxyde de carbone. L’oxygène inhalé pénètre dans les poumons et atteint les alvéoles. Les couches cellulaires des parois des alvéoles et des capillaires adjacents ne comptent qu’une seule cellule d’épaisseur et sont en contact très étroit. Cette barrière entre l’air et le sang a une épaisseur moyenne d’environ 1 micron (1/10 000 d’un centimètre). L’oxygène passe rapidement au travers de cette barrière séparant l’air et le sang et pénètre dans le sang capillaire. À l’inverse, le dioxyde de carbone passe du sang vers les alvéoles d’où il sera expiré.

L'oxygénation cellulaire

En 2019, le prix Nobel de physiologie ou médecine a été décerné conjointement à William G. Kaelin Jr, Sir Peter J. Ratcliffe et Gregg L. Semenza « pour leurs découvertes sur la façon dont les cellules détectent et s’adaptent à la disponibilité de l’oxygène.

L’oxygène est l’un des carburants indispensables aux tissus et aux organismes pour assurer leur fonctionnement et leur survie. Pour pallier son éventuelle raréfaction − l’hypoxie −, les cellules développent des stratégies d’adaptation.

Les travaux des 3 chercheurs a permis d’identifier Hypoxia Induced Factor 1 ou HIF 1, comme la clé de voûte du système.

Lorsque le taux d’oxygène est normal (normoxie), la sous-unité de HIF 1 sensible à l’O2 est rapidement dégradée, empêchant ainsi l’activation du facteur. En revanche, en situation d’hypoxie, cette sous-unité est protégée contre la dégradation et s’accumule dans la cellule : elle va favoriser l’activation de HIF 1 et l’expression de gènes impliqués dans le transport de l’oxygène, mais aussi celle de plusieurs centaines de gènes impliqués dans d’autres processus tels que le métabolisme du glucose, la prolifération cellulaire…
L’hypoxie, selon les circonstances, peut avoir un effet bénéfique ou délétère. Cela dépend notamment de sa profondeur, sa durée et sa nature (continue ou intermittente). 

La cohérence cardiaque

Mais revenons à une dimension plus globale de la respiration. Force est de constater qu’il y a un collaboration vertueuse entre cœur et poumons pour faire circuler un certain « carburant » énergétique jusqu’à nos cellules et se débarrasser d’une forme d’énergie « usée » qu’est le dioxyde de carbone. Mais cette association va au-delà quant on entre dans des pratiques de respiration associant systèmes respiratoire, cardiaque et nerveux. L’une des plus connu est la cohérence cardiaque popularisée par le Dct David Servan Schreiber dans son livres « guérir ». J’ai demandé au Dct David O’hare, l’un de ses proches, si l’on pouvait concilier les technique de résonnance cardiaque et Qi gong (voir la vidéo ci-contre).

Motivé par sa réponse, il m’a exposé les vertus de la cohérence cardiaque et les conditions de son apprentissage lors d’un entretien détaillé :

en savoir plus : https://www.coherenceinfo.com/

A voir aussi :

Pour pratiquer 5 mn de cohérence cardiaque :

 

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